Une étude effectuée en Suisse s’est penchée sur les facteurs qui affectent la santé du système mammaire. Le projet a également évalué l’efficacité d’un suivi annuel des troupeaux dans le but d’améliorer cet aspect. Un total de 77 fermes a été sélectionné et observé durant une année. Pour valider la qualité du lait, le lait de chaque quartier a été testé au début et à la fin de l’année. Une demi-douzaine de rencontres regroupant un intervenant, le vétérinaire et le producteur ont eu lieu afin de souligner les points faibles de la gestion et pour diminuer l’utilisation d’antibiotiques.
 
L’analyse du lait a répertorié les agents pathogènes suivants : Staphylococcus aureus (35%), Staphylococcus spp. (33 %) et Streptococcus uberis (16 %). De tous les points à l’étude, cinq facteurs ont eu une grande influence sur la santé du système mammaire :
 
  • La race;
  • Le pâturage en montagne;
  • L’alimentation des veaux;
  • La litière;
  • La technique de fin de traite.
 
Un fort pourcentage de vaches suisses brunes vont en alpage et les conditions stressantes associées peuvent affaiblir certaines vaches plus performantes. Dans ces pâturages, des vaches de plusieurs troupeaux sont gardées ensemble ce qui cause un stress en plus d’augmenter les risques de contamination croisée. Plusieurs changements, dont la personne qui effectue la traite, l’alimentation, le climat et le système de traite, influencent également le niveau de stress de l’animal et augmentent les risques de maladie.
 
Les troupeaux où les veaux étaient nourris avec le lait des vaches démontraient un taux de CS plus élevé. On explique ceci par une plus grande proportion de génisses ayant des quartiers infectés et par le fait que les troupeaux montrant un CCS plus élevé ne jetaient pas le lait infecté.
 
Une litière « déformable » était définie comme une litière profonde qui respecte des standards d’hygiène élevés. Une litière de plus de 1 cm d’épaisseur était associée à un taux de ccs plus faible et dans cette étude, plusieurs troupeaux avaient plus de 10 cm d’épaisseur de litière.
 
L’égouttage en fin de traite est une pratique utilisée par plus de 91 % des troupeaux. Elle permet de diminuer le lait résiduel qui peut être une source d’infection du système mammaire. Il est important de noter que cette pratique est couramment utilisée par les troupeaux de petite taille. Cependant, les résultats de l’étude sur ce facteur restent discutables car sept troupeaux n’utilisaient pas cette technique.
 
Une année de suivi ne s’est pas avérée suffisante pour effectuer tous les changements nécessaires au sein des troupeaux. Certains aspects de gestion demandaient plus d’une année d’intervention pour faire évoluer la situation. Seuls les changements apportés sur une courte durée ont pu être observés. Le suivi des troupeaux a eu un plus grand impact sur les troupeaux ayant plusieurs paramètres à améliorer.
 
Adapté et traduit de la référence suivante :