​Le centre de recherche de l’Université Massey a mis sur pied un projet qui compare un troupeau conventionnel et un troupeau biologique. Elle est la seule étude au monde qui compare ces deux systèmes avec l’utilisation du pâturage. La production est saisonnière c’est-à-dire que les vaches vêlent de juillet à octobre et elles sont taries à la fin de mai. Les deux troupeaux pâturent en parcelles séparées, mais les vaches sont traites au même endroit. Les vaches biologiques sont traites en premier et les conventionnelles par la suite. Un bain de trayons à base d’iode est vaporisé après la traite pour les deux systèmes. Des cultures bactériologiques sont prises sur chaque quartier quatre fois durant la saison : au vêlage, 14 jours post-partum, en milieu de lactation et au tarissement. Les CCS individuel et du réservoir à lait sont mesurés chaque mois.
 
Selon les résultats, le microorganisme qui a causé le plus de mammite dans le troupeau biologique était Staphylococcus aureus. Or, une sécheresse a obligé le troupeau biologique à tarir plus tôt. Ce long tarissement de 14 semaines a réduit l’incidence de Staph. aureus de 35 % avant le tarissement à 4 % deux semaines après le vêlage. L’analyse des échantillons a également montré que de 8 à 10 % des quartiers étaient positifs à Strep. uberis au vêlage mais ces résultats se sont avérés négatifs 14 jours plus tard.
 
Suite à cette étude, des recommandations ont été formulées pour contrôler les mammites : 
 
  • Vigilance : identification rapide des mammites et effectuer un suivi régulier en testant le lait des vaches infectées;
  • Séparer les individus infectés, si possible;
  • Avoir un environnement calme et propre;
  • Vaporiser les trayons après la traite et maintenir une bonne qualité de trayons;
  • Vérifier le volume des quartiers infectés après la traite;
  • Avoir des traitements appropriés et des thérapies de soutien;
  • Effectuer une réforme adéquate.
 
Pour gérer la qualité du lait et le volume des livraisons, deux différentes approches utilisées par les producteurs ont été adoptées au centre de recherche.
 
La première approche consistait à livrer le plus de lait possible incluant le lait de toutes les vaches lorsque le taux de CCS du réservoir était bas. En cas de CCS élevés, le lait des vaches infectées était séparé. Cette stratégie est plus risquée car le lait des vaches ayant un CCS élevé pouvait rapidement faire augmenter le taux de CCS du réservoir dans le cas d’une mauvaise évaluation des vaches. Ceci implique également que les vaches avec un CCS élevé pouvaient infecter les autres vaches si elles n’étaient pas isolées.
 
La deuxième approche consistait à diminuer le CCS du réservoir. Cette stratégie implique un taux de réforme élevé, mais un volume de lait moindre. Les résultats démontrent moins de risques d’infection et de contagion au sein du troupeau.
Les mesures établies ont permis au troupeau biologique de contrôler les mammites et de mettre en lumière certaines recommandations faciles à mettre en place à la ferme.
 
Adapté et traduit de la reference suivante :