L’hygiène est un important indicateur de bien-être chez la vache laitière. La propreté de l’animal dépend de plusieurs facteurs dont le logement, les conditions climatiques et le comportement de l’animal. Un manque d’hygiène est associé à un risque accru de maladies dont les mammites environnementales. Pour étudier la relation entre l’hygiène et le taux de cellules somatiques dans le lait, un projet de recherche a été mis sur pied au Brésil. Les vaches de deux troupeaux logées dans des enclos extérieurs ont été évaluées selon leur degré de propreté. Les chercheurs ont utilisé une charte comportant 4 degrés de propreté allant de (1) très propre à (4) très sale. Les observations ont été faites pour quatre parties de l’animal, soient les pieds et membres, le ventre, le pis et les flancs. Un échantillon de lait a été collecté et analysé en laboratoire.
 
Le plus fort pourcentage de vaches propres a été répertorié durant l’hiver tandis que le plus fort pourcentage de vaches sales a été observé durant l’été (janvier-mars). Cette variation saisonnière est expliquée par les fortes pluies d’été qui créent plus de boue et un niveau d’hygiène plus faible à l’intérieur des logements. Lors des quatre évaluations, 45,86 % des vaches ont eu la mention propre à chaque fois alors que 9,76 % des vaches étaient toujours sales. Les vaches propres, même en condition de pluie, souligne un trait comportemental de certaines vaches à choisir les endroits secs.
 
L’analyse de la propreté de différentes parties du corps peut démontrer les causes de cette mauvaise hygiène. Lorsque les pieds et membres sont sales, c’est possiblement dû à une accumulation de boue et de fumier ou à des allées mal drainées. Une queue sale est associée à de la matière fécale, les flancs reflètent l’état de la litière et la propreté du pis et des trayons résultent de toutes ces conditions. À cause de sa plus forte corrélation avec la mammite, il est recommandé de maintenir la propreté du pis. Pour les pieds et membres, seule une grande accumulation de saleté doit être évitée pour ne pas contaminer le pis et ainsi accroître le taux de CCS.
 
Cette étude montre que les vaches très propres avaient un taux de CCS plus bas, suivies par les vaches propres, sales et finalement, très sales. Il n’y avait pas de différence au niveau statistique entre les deux derniers groupes. Les animaux propres étaient beaucoup moins exposés aux agents pathogènes que les animaux sales d’où l’importance du trempage pré- et post-traite afin de diminuer les risques d’infections mammaires.
 
Adapté et traduit de la référence suivante :
 
The relationship between dairy cow hygiene and somatic cell count in milk