Les émissions de méthane par l’agriculture, et principalement par l’élevage, sont souvent considérées comme une contribution majeure aux gaz à effet de serre et à l’accélération des changements climatiques. Cependant, les connaissances sur la fixation du méthane par les sols et par la matière organique sont encore limitées. Plusieurs recherches tentent actuellement de démontrer que des systèmes extensifs d’élevages basés sur des pâturages biologiques peuvent agir comme séquestreurs de gaz à effet de serre plutôt que comme des émetteurs. Les modèles actuels présentent le cycle du méthane de façon linéaire en partant de la terre vers l’atmosphère. Cette vision peut être valable pour certaines activités comme des parcs industriels d’animaux ou encore des centres d’enfouissement des déchets. En réalité, il serait plus opportun de voir ce cycle comme une boucle. Dans les systèmes biologiques, le sol est vivant et participe à la séquestration du carbone, entre autres par la dégradation du méthane. Les sols sont considérés comme le deuxième plus important puits de carbone après les océans. Dans cette optique, les systèmes de production biologique qui favorisent la matière organique du sol, deviennent une partie de la solution et non du problème. Davantage de recherches sont nécessaires pour la compréhension de la dynamique du méthane et du sol, mais de plus en plus d’éléments mènent vers le fait que les systèmes biologiques pourraient avoir une contribution majeure à la séquestration du carbone et des gaz à effet de serre.


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