TémoignageVolume Numéro 17 mai 2019

Comment la ferme Drahoka inc. s’est-elle hissée au sommet du palmarès des IPT au Canada?

Comment la ferme Drahoka inc. s’est-elle hissée au sommet du palmarès des IPT au Canada?
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En plus de se retrouver dans les IPT 99 pour une quatrième année, Ferme Drahoka monte la barre jusqu’en deuxième place au Canada (IPT) et au premier rang des fermes en stabulation entravée. Ce succès est le reflet de plusieurs années de décisions, de changements et d’adoption de nouvelles pratiques visant à toujours faire mieux. Les deux frères sont passionnés de génétique et tout le troupeau est « génotypé ». Cela leur permet d’aller plus vite dans la sélection des meilleurs animaux afin de gagner ce petit plus si important. Toutes les plaques et certificats mérités au fil du temps sont des témoins silencieux de ces choix éclairés.

Un peu d’histoire

Francis et Sylvain Drapeau ont acquis la Ferme Drahoka de leurs parents Jean-Luc Drapeau et Gilberte Deschênes en 2000. Maxim, le fils de Sylvain, est sur la ferme depuis le printemps 2018 après une technique en productions animales faite à l’ITA de La Pocatière. Il suit la trace des plus vieux et on sent bien cette même passion pour les beaux animaux.

Suite à l’achat, l’étable a été rallongée pour traire 100 vaches. En 2007, ils ont transformé la grange à foin attenante en logement pour les taures et y ont finalement installé un pipeline en 2017. Avec une moyenne annuelle de 12 318 kg en 2018 et une MCR de 278-320-288, ils ont de quoi être fiers !

Des données à jour et une bonne gestion au quotidien

Jérôme Blais-Dionne est technicien en production laitière chez Valacta. Il aime le dynamisme de la famille Drapeau et il les voit comme de bons gestionnaires, bien à leurs affaires. « Il n’y a rien de laissé au hasard ici, les dates sont entrées à tous les jours dans leur DSA laitier, ils n’échappent rien. » Le téléphone est probablement l’outil le plus utilisé sur l’entreprise. En consultant leur Valacta mobile de n’importe où sur l’entreprise, ils ont des réponses immédiates pour leur gestion quotidienne. Sylvain : « Quand vient le temps d’inséminer, on peut rapidement savoir l’âge de la génisse. Car une fois parti, c’est tentant de toutes les faire surtout quand le gabarit est là ! » Il insémine dès l’âge de 11-12 mois pour un vêlage à 20-21 mois, la moyenne étant de 21,8 mois.

Toutes les décisions de l’entreprise se prennent à deux, mais ils n’hésitent pas à suivre les conseils des intervenants. Le Dr Justin Rousselle du Service vétérinaire des Vallées au Fleuve les a beaucoup aidés depuis 2010. Il y fait la médecine préventive aux deux semaines et a mis en place plusieurs protocoles autant en qualité du lait qu’en reproduction. Il n’est pas étranger au succès de l’entreprise.

La propreté des animaux est importante et ça se voit aussi sur la qualité du lait. Francis : « Le matin, on nettoie toutes les stalles avant la traite et elles sont remplies d’un mélange ripe-paille. Quand la traite est finie, les vaches se recouchent dans un environnement propre. » Les vaches sont séparées en deux groupes pour l’alimentation et la RTM est servie six fois par jour par un robot. Tous les fourrages sont faits à la ferme, ainsi que la paille.

Une étable garnie d’un filet de pêche pour les génisses et les vaches taries!

La dernière innovation à la Ferme Drahoka est la construction d’une étable froide sur litière accumulée en octobre 2017. Un beau bâtiment fonctionnel, lumineux et confortable pour les génisses, les taures et les vaches taries. Les allées d’alimentation sont nettoyées une fois par jour et l’aire de couchage, une seule fois par année. Le plafond est recouvert d’un filet de pêche fait sur mesure pour éviter les problèmes d’oiseaux. Une idée bien du coin !

étable froide taures Ferme Drahoka

La stabulation libre permet de mieux voir les chaleurs des génisses. L’escalade du tas pour aller se coucher est une petite expédition en soi ce qui redonne du tonus aux vaches taries !

Peut-être une louve pour les veaux?

Francis : « On aimerait bien essayer une louve pour les veaux. Présentement, ils sont nourris trois fois par jour, dehors ! On pense à notre confort aussi et travailler en dedans, ça pourrait être le fun aussi ! »

Ne jamais lâcher

Les Drapeau respirent ce bonheur tranquille des gens qui se passionnent pour ce qu’ils font. Mais sous cette tranquillité se cache une belle motivation de ne jamais lâcher pour atteindre ses objectifs !

 

Portrait de la ferme Drahoka:

Propriétaires : Francis et Sylvain Drapeau

Un seul employé: Maxim Drapeau

Nombre ha : 200

Cultures principales : Luzerne, maïs-ensilage et orge

Nombre de têtes total : 260 dont 92 vaches en lactation

Stabulation entravée avec rails

Stabulation libre sur litière accumulée pour les sujets de remplacement et les vaches taries

Classification du troupeau : 2 EX multiples, 35 TB, 62 BP et 4 bonnes

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