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L'évolution de la production laitière québécoiseVolume Numéro 14 mai 2020

Ferme Claude Larocque inc.: Un troupeau de race Ayrshire parmi les meilleurs

Ferme Claude Larocque inc.: Un troupeau de race Ayrshire parmi les meilleurs
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La publication des meilleurs troupeaux selon l’IPT en janvier 2020 a apporté une belle fierté aux gestionnaires de la Ferme Claude Larocque inc, d’Upton : un gain de 79 points par rapport à l’année précédente leur permettait d’accéder pour la première fois à l’IPT 99, soit le 13e rang au Québec et le 26e rang au Canada.

PORTRAIT DE LA FERME

  • Propriétaires : Joanie, Alexandre, Claude Larocque et Andrée Chicoine.
  • Nombre d’acres :250.
  • Cultures principales : Foin de luzerne et ! éole des prés, maïs ensilage et maïs grain.
  • Nombre de têtes : 140, dont 75 vaches en lait.
  • Stabulation entravée;
  • Stabulation libre pour les sujets de remplacements et les vaches taries.

Après avoir reçu le titre de Maître-Éleveur en 2017, « C’est une 2e belle tape dans le dos de voir ces résultats » affirme Alexandre, le fils de Claude. Il gère avec sa soeur Joanie le troupeau de race Ayrshire connu avec le préfixe « Laroc ».

Pour Claude, le haut classement signifie que ses jeunes partenaires réalisent un excellent suivi de la gestion et, l’arrivée à temps plein d’Alexandre depuis 4 ans procure un suivi encore plus minutieux. Selon Claude, les gains de performance du troupeau ont été progressifs avec des améliorations au logement des veaux, des taures et des vaches taries qui ont été faites depuis l’année 2012. De nouvelles logettes pour les taures favorisent leur croissance, un vêlage hâtif et une meilleure production à un jeune âge. 

« Pour avoir un bon pointage, ça prend une excellente gestion sans relâche mais aussi une belle année où il n’y a pas de malchances, de maladies et une météo favorable pour récolter de bons fourrages » admet Claude.

Parmi les critères de gestion, les taures peuvent être saillies dès l’âge d’un an : « Nous réduisons beaucoup nos frais d’élevage en faisant vêler les taures en moyenne à 23 mois » précise Alexandre. L’une des meilleures vaches du troupeau a vêlé à 1 an 8 mois. Elle est hautement considérée au Centre d’insémination artificielle.

Pour favoriser les CCS bas, les gestionnaires assurent le confort et la propreté des vaches avec amplement de paille et des stalles bien dimensionnées. Les données du contrôle sont regardées avec attention afin de dépister de nouvelles infections mammaires et agir rapidement. Des analyses bactériologiques du lait sont faites pour apporter le bon traitement et changer l’ordre de traite au besoin.

L’intervalle de vêlage, maintenu à moins de 400 jours, est favorisé par une détection attentive des chaleurs naturelles, la médecine préventive aux deux semaines et on fait des saillies de sécurité pour être certain qu’il y ait moins de vaches avec un retour de chaleur. « Je connais très bien mon troupeau mais j’utilise Lac-T comme deuxième mémoire pour me vérifier » affirme Alexandre.

Une attention particulière à l’état de chair a été apportée ces dernières années pour éviter que les vaches vêlent trop grasses. Pour y parvenir, la RTM a été formulée selon deux groupes en lactation pour réduire l’apport énergétique des vaches qui produisent moins de 1,2 kg de gras par jour. « La cote d'état de chair doit être de 3,5 et moins au vêlage » mentionne Joanie. Une attention spéciale est apportée aux vaches en transition et le rapport CétoLab est consulté, des tests de dépistage sanguin du BHB sont effectués au besoin. Un repousseur d’ensilage automatisé qui passe devant les vaches à chaque heure du jour favorise la consommation de la RTM. Ces améliorations à l’alimentation ont accru la valeur du lait de plus de 1 000 $ par vache sur le rapport IPT de 2019 par rapport à l’année précédente.

Une allée d’alimentation pour les vaches et les taures.
Une allée d’alimentation pour les vaches et les taures.

La longévité du troupeau s’améliore d’année en année grâce au confort des vaches et la sélection des meilleures familles et de taureaux équilibrés pour assurer la relève. « Notre prochain objectif, c’est d’augmenter la moyenne du troupeau de 10 000 kg à 11 000 kg de lait » conclut Joanie.

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